Les visages derrière Les Italo-Canadiens comme étrangers ennemis : Souvenirs de la Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, plus de 31 000 Italo-Canadiens ont été officiellement désignés « étrangers ennemis » en vertu de la Loi sur les mesures de guerre – une mesure d’urgence qui a bouleversé des vies ordinaires du jour au lendemain. Environ 600 hommes ont été arrachés à leur famille et détenus dans des camps d’internement disséminés à travers le pays, sans jamais être formellement accusés d’un crime.

La grande majorité fut libérée dans un délai de deux ans, mais les séquelles – stigmatisation sociale, ruine financière et traumatismes transmis de génération en génération – ont marqué durablement les communautés italo-canadiennes. En 2026, alors que ce chapitre de l’histoire canadienne fait l’objet d’une attention renouvelée dans les milieux éducatifs et politiques, le travail de mémoire du Columbus Centre reste plus pertinent que jamais.

Internment of Italian Canadians

Faits saillants :

  • Projet : Les Italo-canadiens comme étrangers ennemis : Souvenirs de la Seconde Guerre Mondiale
  • Dirigé par : Columbus Centre, Toronto
  • Archives : plus de 1 000 articles, 86 témoignages oraux
  • Sites d’internement : Petawawa (ON), Kananaskis (AB), Fredericton (NB)

L’internement en chiffres : un aperçu statistique

Tableau 1 – Données clés sur l’internement des Italo-Canadiens (1940–1943)

IndicateurDonnéesContexte / Notes
Italo-Canadiens déclarés « étrangers ennemis »~31 000Enregistrés obligatoirement dès juin 1940
Hommes internés dans des camps~600Sans accusation formelle
Durée moyenne de détention12 à 24 moisLibérations échelonnées entre 1941 et 1943
Principaux camps d’internement3 sitesPetawawa (ON), Kananaskis (AB), Fredericton (NB)
Témoignages oraux recueillis86Collectés par le Columbus Centre, Toronto
Pièces d’archives numérisées>1 000Lettres, photos, cartes d’identité, journaux intimes
Première demande de compensation (CNIC)1990Congrès national des Italo-Canadiens
Création du Programme ACE2005Fonds éducatif fédéral, remplacé ensuite par le CHRP
Villes représentées dans l’archive>6Vancouver, Trail, Montréal, Windsor, Toronto, Timmins

Certaines histoires demeurent cachées pendant des décennies, même au sein d’une communauté aussi vaste que celle des Italo-Canadiens. Pendant des années, les familles ont murmuré ce qui s’était passé en juin 1940, lorsque Benito Mussolini a déclaré la guerre et que, quelques minutes plus tard, des milliers de personnes au Canada furent étiquetées comme étrangers ennemis. Ils étaient jardiniers, mineurs, musiciens, professeurs, serveurs, tailleurs de pierre et entrepreneurs. Des gens ordinaires.

À la fin de ce premier été chaotique, 31 000 Italo-Canadiens avaient été officiellement inscrits comme étrangers ennemis, et environ 600 hommes furent envoyés dans des camps d’internement à travers le pays. Peu reçurent une explication. Aucun ne fut accusé. Comme l’ont plus tard résumé les manchettes italiennes : « Nei campi canadesi finirono 600 italiani » – six cents Italiens enfermés loin de chez eux, sans accusation.

C’est la GRC qui procéda aux arrestations, ciblant des résidents canadiens d’origine italienne sur la base de simples « soupçons raisonnables » – une notion floue qui permit d’interner des hommes sans le moindre dossier judiciaire. Ces personnes étaient souvent le principal soutien de famille ; leur disparition du foyer plongeait femmes et enfants dans une précarité immédiate. Parmi les Italo-canadiens comme étrangers ennemis ainsi désignés figuraient des immigrants récents comme des citoyens naturalisés depuis des décennies, tous rattrapés par le même décret d’urgence.

Au Columbus Centre de Toronto, cette partie de l’histoire communautaire avait toujours été ressentie, mais rarement exprimée ouvertement. Les aînés parlaient de la peur et de ces années sombres – ou, en italien, la paura et gli anni bui – seulement à demi-mot. Des photographies de Vancouver, Trail, Montréal, Windsor, Toronto et Timmins portaient la mémoire silencieuse de ces années. L’idée d’un projet national est née d’un simple désir : préserver les histoires avant qu’elles ne s’effacent, et aider les jeunes générations à comprendre pourquoi certains grands-parents demeuraient si discrets.

Cette idée s’est concrétisée sous le nom de Les Italo-canadiens comme étrangers ennemis : Souvenirs de la Seconde Guerre Mondiale – une initiative pluriannuelle visant à rassembler témoignages, documents et récits communautaires, pour tenter de répondre à une question que beaucoup n’avaient jamais osé poser : Que nous est-il réellement arrive ?

L’équipe qui a redonné vie au passé

Tout grand projet commence par quelques personnes qui sentent le poids d’une histoire et décident qu’elle mérite d’être entendue. Au Columbus Centre, cette responsabilité est d’abord revenue à Lucy Di Pietro. Les familles racontent souvent qu’elle avait une présence apaisante, leur laissant l’espace nécessaire avant qu’elles ne partagent des souvenirs enfouis depuis des décennies. Elle a façonné les entrevues, mené des conversations empreintes d’émotion et aidé les proches à faire confiance au processus.

L’historien Dr Travis Tomchuk a travaillé à ses côtés, parcourant les dossiers d’archives pour reconstituer le monde plus large dans lequel ces familles vivaient – la Loi sur les mesures de guerre, les tensions politiques de l’époque et la montée du fascisme. Son travail a permis de relier les récits personnels au contexte historique.

L’archiviste Stefanie Petrilli est devenue la gardienne des choses fragiles : de vieux journaux intimes, des cartes d’identité estampillées « enemy alien » et des photographies de Vancouver, Trail, Toronto et d’ailleurs. Elle a numérisé des centaines de documents afin qu’ils puissent être partagés sans risquer d’endommager les originaux.

Louanne Aspillaga a soutenu le côté humain de l’archive – répondant aux appels, guidant les familles à travers les démarches et les aidant à comprendre comment leurs récits s’intégraient dans l’ensemble du projet.

Le cercle créatif

Les concepteurs numériques Kevin Robb, Rachelle Au, Scott Cameron et l’équipe Savoury ont transformé des boîtes de documents en une archive en ligne conviviale. Les traducteurs travaillaient discrètement en arrière-plan pour s’assurer que les souvenirs partagés en anglais, en italien ou en français conservent leur ton et leur émotion.

Peu à peu, l’initiative est devenue un effort collectif : des archivistes de l’Ontario, des chercheurs du Québec, des leaders communautaires de la Colombie-Britannique, des enseignants de l’Alberta et des aînés qui se sont assis avec l’équipe en disant : « Il est peut-être temps qu’on en parle. »

De la mémoire à la confiance numérique

Italian Canadians as Enemy Aliens

Le projet Les Italo-Canadiens comme étrangers ennemis illustre de façon saisissante que la confiance et la transparence sont les fondations de toute mémoire partagée – et que cet impératif ne se limite pas au passé. En 2026, alors que les archives communautaires migrent massivement vers le numérique, préserver l’histoire exige la même rigueur éthique que celle qui doit encadrer nos espaces en ligne au quotidien.

Dans un monde où les archives vivent désormais sur des écrans accessibles depuis n’importe quel appareil, la participation numérique est devenue un pilier de notre culture collective. Autrefois, les familles se rassemblaient autour d’une table de cuisine pour se remémorer le passé ; aujourd’hui, elles se retrouvent dans des espaces virtuels – pour se souvenir, apprendre, et parfois simplement se détendre. Que ce soit pour consulter un fonds d’archives ou interagir sur une plateforme de divertissement, l’engagement responsable repose toujours sur les mêmes principes : équité, intégrité et protection des utilisateurs.

Les jeux en ligne sécurisés et autorisés au Canada

La culture numérique canadienne s’étend bien au-delà de l’éducation et de la mémoire : elle inclut aussi le divertissement responsable. Les casinos en ligne autorisés fonctionnent sous des réglementations provinciales claires, comme celles de l’AGCO et d’iGO en Ontario, afin d’assurer l’équité des jeux, la protection des données et l’accès à des outils comme l’auto-exclusion ou la limite de dépôt. Tout comme on ne confie pas n’importe quel archiviste à la garde de lettres centenaires, choisir un casino en ligne le plus payant exige de savoir critères de confiance et droits garantis.

CritèreCe que cela signifie concrètementOrganisme de référence
Licence provinciale activeAutorisation légale d’opérer au CanadaAGCO (Ontario), iGO
RTP certifié (taux de retour)Pourcentage de retour aux joueurs audité de façon indépendanteeCOGRA, GLI
Protection des donnéesChiffrement SSL, politique de confidentialité conformeCommissariat à la vie privée du Canada
Outils de jeu responsableAuto-exclusion, limites de dépôt, délais de réflexionAGCO, Programme Mise sur toi
Droits des joueursProcédure de réclamation claire et délais de retrait transparentsRégulateur provincial compétent

Tout comme les archivistes protègent des lettres fragiles, les organismes de réglementation veillent à maintenir l’équilibre entre plaisir et responsabilité. Dans les deux univers – celui de la mémoire et celui du jeu – le même principe s’applique : une confiance bâtie sur la responsabilité.

Les voix qui ont guidé le projet

Le projet s’appuyait aussi sur un cercle de conseillers qui veillaient à ce que l’histoire demeure fidèle et équilibrée. Des chercheurs comme Dr Adriana Davies, Pr Ernesto Virgulti, Steven High et Nicholas DeMaria Harney ont apporté le contexte nécessaire sur les camps d’internement au Canada, le climat politique des années 1940 et les parcours de l’immigration italienne au pays.

Des membres de la communauté tels que Nancy Bertolotti, Gina Valle, Fabiano Micoli et Viola Arends ont ajouté des détails que les archives officielles ne contiennent jamais – qui apparaissait sur une photo, pourquoi une lettre avait été conservée ou comment certaines régions réagissaient face à la peur. Ils ont aussi expliqué d’anciens termes italiens comme « internati », « nemici » et « campi », des mots encore utilisés par les générations plus âgées.

Les entrevues avec des figures comme Andy Donato ont ajouté une autre dimension : un mélange d’humour, de réflexion et de cette franchise directe typique des Italo-Canadiens de deuxième génération lorsqu’ils parlent de ces années-là.

Des moments gravés dans la mémoire de l’équipe

Certains instants resteront à jamais inoubliables. Un bénévole a reconnu la famille Iannuzzi sur une photo des années 1930. Quelqu’un d’autre a pointé un nom dans la liste des internés (en italien, Elenco degli internati) et a murmuré : « C’était mon nonno » – ou, en français, mon grand-père.

Ces petites connexions ont aidé à s’assurer que l’archive finale reflète les êtres humains derrière l’histoire, pas seulement les événements.

Ces voix n’ont pas seulement soutenu le projet – elles en ont façonné le cœur.

Des objets qui parlent d’eux-mêmes

Plus de 1 000 pièces d’archives composent maintenant la collection numérique. Certaines sont frappantes. D’autres, douloureusement ordinaires. Toutes portent un sens profond.

La photographie de Bruno Girardi, le banquet en l’honneur d’Emilio Goggio en 1931, et le buste de Mussolini sculpté par Charles Marega et retrouvé à Vancouver ajoutent des couches de complexité au paysage politique de l’époque. Le buste laisse deviner un passé trouble. Tout comme la célèbre fresque de l’église Madonna della Difesa à Montréal, où l’on voit Mussolini à cheval dans un coin du mur. Les familles débattent encore aujourd’hui de ce que cette image symbolise réellement.

Parmi les figures marquantes de l’immigration italienne au Canada figure également Leo Mascioli, entrepreneur prospère de Haileybury, en Ontario, qui fut lui aussi interné malgré son statut reconnu dans la communauté. Son cas illustre un paradoxe douloureux : des hommes qui avaient consacré leur vie à bâtir quelque chose dans leur pays d’adoption se retrouvèrent soudainement traités en étrangers ennemis. Des documents le concernant font partie de la collection numérique du Columbus Centre, témoignant du destin d’une génération que l’immigration italienne au Canada avait portée vers la réussite, avant que la montée du fascisme en Europe ne vienne tout remettre en question.

Les photos d’Adrien Arcand assis à son bureau en uniforme nous rappellent que des sympathisants du fascisme existaient aussi au Canada – une réalité que les historiens mentionnent souvent pour expliquer pourquoi le gouvernement a appliqué la Loi sur les mesures de guerre avec une telle sévérité à l’encontre des résidents d’origine italienne désignés enemy aliens.

Parmi les éléments plus discrets figurent de petites lettres écrites depuis les camps, des feuillets paroissiaux des années 1930, des cartes d’identité estampillées « enemy alien », et des photos de la communauté italienne de Vancouver avant la guerre. Ces objets familiaux (oggetti di famiglia, traduit de l’italien) contiennent la vérité émotionnelle de toute une époque.

Dans les expositions : de Petawawa au Columbus Centre

Le Columbus Centre a transformé cet immense travail de recherche en deux grandes expositions.

L’exposition permanente à Toronto

Conçue par Sheila Dalton, la galerie combine frises chronologiques, témoignages enregistrés et artefacts originaux. En se plaçant devant la liste des internés, on ressent le poids de chaque nom. Les panneaux abordent des thèmes comme la montée du fascisme, l’immigration italienne au Canada, les années d’internement, et la place des Italo-Canadiens aujourd’hui, illustrant l’évolution de la communauté après 1945.

L’exposition itinérante : Ordinary Lives, Extraordinary Times

Sous la direction de Alison Kenzie, cette exposition a parcouru les musées du Canada atlantique à la Colombie-Britannique, reliant au passage des descendants qui n’avaient jamais vu leur histoire familiale reconnue publiquement.

Certains panneaux élargissaient le regard en abordant les questions de libertés civiles, évoquant même la crise du FLQ survenue des décennies plus tard, lorsque le pays débattait à nouveau du pouvoir de l’État et des droits individuels.

Chaque halte confirmait à quel point ces récits continuent de résonner, même chez ceux dont les familles n’ont pas été directement touchées.

Des histoires restées dans la mémoire de l’équipe

Certaines images ne s’effacent jamais.

L’une vient de la famille Pantalone. Sal Pantalone se souvenait de la nuit où son père est revenu de l’internement : fin janvier, un froid mordant, un coup frappé à la porte.

« Il avait la tête blanche, » dit Sal. « Il n’avait pas la tête blanche quand il est parti. » Ce détail à lui seul résume une année entière de peur.

Une autre histoire vient de Vancouver, où des familles se tenaient sur un pont, agitant des mouchoirs pendant que des camions de la GRC emmenaient les hommes vers des lieux de détention. Elles ne pouvaient pas leur parler. Elles espéraient seulement que les hommes verraient le tissu blanc flotter dans le vent.

Il y avait aussi ces récits de mères se rendant au Bureau du gardien des biens ennemis pour demander l’accès à leurs propres comptes bancaires. Certaines, comme la famille Visocchi, furent refusées jusqu’à ce que leurs avoirs soient entièrement épuisés.

D’autres souvenirs étaient plus discrets mais tout aussi poignants – comme celui de la famille Iannuzzi, racontant la difficulté de leur père à retrouver du travail après sa libération, ou celui de la famille Battista, évoquant les voisins qui les évitaient pendant des mois. La famille Magi, elle, conservait précieusement les lettres envoyées depuis les camps d’internement au Canada : quelques lignes censurées, à moitié illisibles, qui étaient pourtant les seuls signes de vie pendant des mois entiers.

Beaucoup de familles ont également établi des parallèles avec la situation des Canadiens d’origine allemande pendant la Seconde Guerre mondiale et avec d’autres événements ultérieurs de l’histoire canadienne. Ces réflexions montrent comment l’internement s’est inscrit dans une discussion plus vaste sur les libertés civiles.

Ce ne sont pas seulement des scènes historiques. Ce sont des souvenirs familiaux transmis de génération en génération.

Le débat sur la reconnaissance et les excuses

L’archive comprend une section émotive intitulée Excuses et réparations. Les opinions y divergent grandement.

Certains, comme Attilio Girardi, étaient catégoriques :

« Vous avez une obligation envers les enfants des internés. Même pas un merci. Même pas un pardon. »

D’autres estimaient que le temps avait passé : « Je ne m’attendrais pas à une compensation, » disait Nellie Cavell, déclarée étrangère ennemie à Vancouver.

Le Congrès national des Italo-Canadiens a réclamé une compensation en 1990. Un fonds fédéral éducatif, le Programme ACE, a été créé en 2005. Ce n’était pas les excuses officielles que beaucoup espéraient. Le financement fut ensuite transféré au Programme CHRP.

En 2026, la question des excuses officielles reste ouverte pour de nombreuses familles. Si le Programme CHRP a permis de financer des initiatives éducatives et commémoratives, aucune déclaration formelle du gouvernement fédéral n’a à ce jour pleinement reconnu le préjudice causé à la communauté italo-canadienne dans les termes que les descendants espéraient. Des voix s’élèvent régulièrement, notamment lors des commémorations annuelles, pour rappeler que la reconnaissance symbolique – aussi tardive soit-elle – conserve une valeur réelle pour les générations concernées.

Encore aujourd’hui, certains membres de la communauté disent « è troppo tardi » – ce qui signifie il est trop tard. D’autres pensent qu’une forme de reconnaissance, quelle qu’elle soit, peut toujours apporter un certain réconfort.

Pourquoi ce projet a changé notre mémoire collective

Ce que le Columbus Centre a réalisé dépasse largement le cadre d’un simple projet. C’est un pont entre les générations.

Les enseignants l’utilisent pour parler des droits civiques au Canada. Les familles s’en servent pour comprendre pourquoi leur nonno a changé d’emploi en 1940 ou pourquoi certains sujets restaient tabous aux repas familiaux. Les historiens s’y réfèrent pour aborder le Canada en temps de guerre, le pouvoir de l’État et la place des minorités.

Mais surtout, ce projet offre aux Italo-Canadiens un espace pour se voir dans le récit plus large du pays. Il reflète à la fois la résilience, la douleur, l’humour, la reconstruction et l’identité.

En 2026, dans un contexte mondial où les questions de droits des minorités, de justice mémorielle et de réconciliation nationale occupent une place centrale dans les débats publics, ce projet résonne avec une acuité particulière. Les nouvelles générations d’Italo-Canadiens, nées longtemps après les événements de 1940, s’approprient ces archives numériques comme un outil d’identité et de citoyenneté active. Le projet rappelle aussi aux institutions que la mémoire ne se gère pas – elle se cultive, avec soin et continuité.

Il nous rappelle que la mémoire n’est pas quelque chose que l’on enferme dans des boîtes ou des musées.

Comme l’a dit avec douceur un archiviste pendant les derniers mois du projet :

« La memoria non si perde, si condivide. » La mémoire ne se perd pas. Elle se partage.